La coagulation
Un mécanisme complexe qui transforme le sang liquide en caillot

La coagulation
Un mécanisme complexe qui transforme le sang liquide en caillot

Quand notre sang passe-t-il de l’état liquide à l’état solide ?

Dans notre corps, le sang circule dans les veines et les artères. Il est propulsé par une pompe, notre cœur. Il transporte l’oxygène et les éléments nutritifs dont nos cellules ont besoin pour fonctionner, ainsi que les déchets, tels que le dioxyde de carbone, vers les sites d’évacuation que sont les reins, les poumons, le foie et les intestins.
♦ Notre sang est liquide, mais il a la capacité de devenir solide et de former un caillot en cas de blessure pour arrêter un saignement : c’est la coagulation.

Aïe, une petite blessure superficielle ! Un peu de sang s’en échappe.

La goutte de sang grossit.

Le saignement se poursuit.

La goutte de sang ne grossit plus : cela veut dire que la coagulation est déjà efficace au niveau de la blessure et ne laisse plus passer de sang. Par curiosité, regardons l’évolution de la goutte de sang qui a eu le temps de s’échapper par la blessure.

On la voit changer d’aspect : elle devient plus visqueuse et elle est passée du rouge vif à un rouge un peu plus foncé. Le sang n’est déjà plus liquide.

La goutte de sang s’est maintenant transformée en caillot. Le sang s’est solidifié grâce au mécanisme de la coagulation.

Pourquoi votre médecin vous a-t-il prescrit un traitement anticoagulant ?

Si on vous a prescrit un anticoagulant, c’est que votre sang, pour une raison ou pour une autre, a tendance à faire des caillots (appelés aussi thrombus) trop facilement. 

Si un caillot se forme dans un vaisseau sanguin…
Il risque de gêner la circulation du sang, partiellement ou totalement. En cas d’obstruction complète du vaisseau sanguin, le sang ne peut plus passer et on parle de thrombose. Le caillot peut aussi se déplacer : il prend alors le nom d’embole et risque de boucher une artère, créant une embolie.

Il existe deux types d’anticoagulants oraux

Les anti-vitamine K (ou AVK)
Ce sont la Coumadine®, le Previscan® et le Sintrom®. Ces anticoagulants nécessitent la surveillance de l’INR au moins une fois par mois via une prise de sang ou un appareil d’automesure.
Plus d’informations ici

 

Les anticoagulants oraux directs (ou AOD)
Ce sont l’Eliquis®, le Xarelto® et le Pradaxa®. Ces anticoagulants ne nécessitent pas la surveillance de l’INR.

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